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Questions réponses

[Podcast] - Retour et maintien à l’emploi dans les établissements de santé et médico-sociaux

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Risque RH
7
minute(s)

Retour et maintien à l’emploi 

  • En quoi est-ce un enjeu pour les établissements de santé et médico-sociaux ?
  • Pourquoi les collaborateurs ont-ils besoin d’un accompagnement ? 
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Podcast Maintien à l'emploi
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[Podcast] - Le Management des risques adapté à la QVCT

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Risque RH
9
minute(s)
  • Pourquoi la QVCT fait partie du Management des risques ?
  • Quelle est la méthodologie d’une démarche QVCT ? 
  • Quel est l’intérêt de cette vision 360° de la QVCT ?
  • Quelles sont les bonnes pratiques à retenir ?
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QVCT RM
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[Podcast] - QVCT : une illustration concrète de l’impact de la conduite du changement

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Risque RH
8
minute(s)
  • Quel était le besoin initial du client ? 
  • Quelles thématiques ont été traitées ?
  • Qu’est-ce que cette étude fait ressortir ? 
  • Quelles sont les actions définies et mises en place ?
  • En quoi ces actions s’inscrivent-elles dans le QVCT ?
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REX QVCT
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Visite des familles dans les EHPAD : comment les organiser ?

Dans les suites de l’annonce du président de la République et en complément du communiqué de presse diffusé le 16 juin sur la mise en œuvre d’une phase supplémentaire de déconfinement dans les EHPAD et USLD, la DGCS a diffusé une procédure relative au retour à la normale dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées (EHPAD, USLD et résidences autonomie).

Ce protocole ministériel indique que si le contexte local le permet, les visites peuvent désormais se dérouler sans rendez-vous, le cas échéant au sein de plages horaires définies par l’établissement.

Le protocole  prévoit : 

1- Des conditions préalables à la visite des proches

  • la demande de visite doit émaner du résident, ou de sa famille le cas échéant ;
  • les proches doivent remplir une demande écrite de rendez-vous. Dans ce cadre, ils doivent être informés, en amont, de l’ensemble des règles d’organisation des visites qu’ils doivent s’engager à respecter, sous peine de suspension de visite, à savoir :  
    •  l’ensemble des visites doivent être enregistré dans un registre dédié (archivé par la direction de l’établissement)
    • les proches doivent signer une charte de bonne conduite par laquelle ils s’engagent à respecter l’intégralité du protocole et des mesures sanitaires ; 

A noter que les visiteurs peuvent désormais être mineurs, s’ils portent un masque et sont en capacité de respecter les gestes barrières. Il est souhaité que les mineurs de moins de quinze ans soient accompagnés d’un majeur.

2- Des conditions de sécurité pour assurer la sécurité de la visite

Deux impératifs doivent être respectés : les gestes barrière et mesures de distanciation physique et les garanties d’une double circulation (à aucun moment visiteur et résidents ne doivent se croiser dans l’établissement et les visiteurs ne doivent pas être amenés à croiser d’autres résidents).

  • A l’arrivée des visiteurs, il doit être procédé (a minima) :
    • au lavage des mains ou utilisation de solutions hydro-alcooliques ;
    • au renseignement d’un "auto-questionnaire" pour confirmer l’absence de symptômes ; 
    • au port de masques chirurgicaux, apportés par les proches ou, si possible, mis à disposition par les établissements
  • Le bon déroulement de la visite implique les consignes suivantes (a minima) : 
    • le respect d’un circuit sécurisé (absence de contact); 
    • le nombre de visites simultanées es fixé en fonction de la capacité de l’établissement ;
    • le respect de la distance physique d’au moins 1,50 m, avec matérialisation si possible (grande table, décoration végétale, séparation mobile vitrée ou plexiglass). 
    • l’interdiction de toute échange d’objets ou de denrées.
  • A la fin de la visite des consignes doivent être respectées (a minima) : 
    • nettoyage des surfaces entre chaque visite 
    • respect du circuit des déchets d'activités de soins à risques infectieux (DASRI).

Pour assurer ces mesures de sécurité, il est nécessaire qu’un professionnel puisse accueillir les proches et rappeler les consignes.

3-    Des conditions relatives au lieu de rencontre

Trois possibilités de lieu de rencontre sont envisagées selon cet ordre de préférence : 

  • Les rencontres en extérieur qui sont à privilégier (terrasse, jardin...) 
  • Un espace dédié au rez-de-chaussée de l’établissement, avec entrée indépendante pour les visiteurs (salons, salles de restaurant, éventuel accueil de jour) en deuxième intention ;
  • En chambre en raison de l’état de santé du résident, en dernier recours et sous conditions : 
    • deux personnes maximum à la fois,
    • modalités spécifiques pour créer un univers structuré et sécurisé au niveau des risques pandémiques.

Il est mis fin à la condition de présence continue d’un professionnel de santé.

A noter que le 11 août a été publié le protocole relatif au renforcement des mesures de prévention et de protection des établissements médico-sociaux accompagnant des personnes à risque de forme grave de Covid-19, en cas de dégradation de la situation épidémique. Ce dernier prévoit que des mesures peuvent être mises en œuvre ou réactivées en cas de dégradation de la situation épidémique. A l’égard des visites extérieures, il est indiqué que le principe général doit consister à éviter au maximum la suspension des visites des proches et éviter les ruptures d’accompagnement médical et paramédical en maintenant les visites des professionnels et des bénévoles formés.

Il est, par ailleurs, rappelé que les réponses doivent être graduées en fonction de la situation (réactivation des visites sur RDV avec potentiel régime d’exception en cas de risque de glissement du résident, modulation du format de visite, suspension temporaire pour certaines unités géographiques de l’établissement, limitation temporaire des intervention des professionnels extérieurs…..).

Plus d'informations sur les ESMS en période Covid-19

Si vous désirez en savoir plus sur comment gérer la crise du Covid-19 dans les établissements sociaux et médico-sociaux, les articles suivants pourront sûrement vous intéresser :

Les experts Sham mettent également à votre disposition un résumé des informations officielles en établissement sociaux et socio-médicaux.

Covid-19
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Risque Médical
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minute(s)

Visite des familles dans les EHPAD : découvrez les différentes conditions (organiser la visite des proches, assurer la sécurité de la visite...).

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Gestion des visites
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VRAI OU FAUX ? Un professionnel de santé peut utiliser des outils de vidéotransmission « grand public » pour ses téléconsultations ?

Désormais, toute prise en charge de patients en téléconsultation impose au médecin l’utilisation d’une solution de vidéotransmission sécurisée respectant la politique générale de sécurité des systèmes d'information en santé (PGSSI) et la réglementation relative à l'hébergement des données de santé .

A ce titre, le ministère de la santé recense les outils numériques disponibles.

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Risque Médical
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minute(s)

Si depuis le début de la crise sanitaire, les médecins ne disposant pas de solution de vidéotransmission sécurisés pouvaient recourir aux outils numériques grand public (Zoom, Facetime, What’s App…) pour la prise en charge des patients suspectés ou atteints du COVID-19 , l’arrêté du 1er mars 2021 est venu supprimer cette dérogation aux exigences techniques de la téléconsultation.

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Personnel médical
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Certificat de décès : qui peut le rédiger ?

Le décret n°2020-446 du 18 avril 2020 ouvre sous conditions la possibilité de rédiger des certificats de décès aux médecins retraités (art. R2213-1-1 du code général des collectivités territoriales / CGCT), aux étudiants de 3ème cycle des études médicales (art. D2213-1-2 du CGCT) et aux praticiens à diplôme étranger hors Union européenne (art. D2213-1-1-3 du CGCT et art. 2 du décret 2020-446).

Médecins retraités sans activité

  • Il ne peut être fait appel au médecin retraité qu’en cas d’impossibilité de faire intervenir un médecin en activité dans un délai raisonnable.
  • Par ailleurs, le médecin retraité doit préalablement : 
    • En avoir fait la demande auprès du conseil départemental de l’ordre des médecins (CDOM) de son lieu de résidence ;
    • Être inscrit au tableau de l’ordre et demander, le cas échéant, son inscription à cette fin.
  • Le CDOM vérifie l’inscription du demandeur au tableau de l’ordre, s’assure de ses capacités et dresse la liste des médecins retraités autorisés à établir des certificats de décès. Cette liste est tenue à la disposition des médecins en activité dans le département, du service d’aide médicale urgente du département et de l’agence régionale de santé.

Etudiants en cours de troisième cycle des études de médecine en France

  • Seuls sont concernés les étudiants de troisième cycle des études de médecine ayant validé deux semestres au titre de la spécialité qu’ils poursuivent.
  • Ils sont autorisés à réaliser des certificats de décès dans le cadre de leurs stages de troisième cycle, par délégation et sous la responsabilité du praticien maître de stage ou responsable de stage dont ils relèvent.

Praticien à diplôme étranger hors Union européenne (PadhUe)

  • Les PAdhUe qui poursuivent un parcours de consolidation des compétences en médecine sont autorisés à établir des certificats de décès à partir de la deuxième année de leur parcours de consolidation des compétences, par délégation et sous la responsabilité du praticien dont ils relèvent.
  • Par ailleurs, tant que demeure en vigueur, dans les territoires où ils exercent, l’état d’urgence sanitaire, les praticiens à diplôme étranger hors Union européenne autorisés individuellement par le ministre de la santé, peuvent établir des certificats de décès, à partir de la deuxième année d’exercice des fonctions qu’ils doivent accomplir dans un service ou organisme agréé pour la formation des internes, par délégation du praticien sous la responsabilité duquel ils exercent.

En savoir plus sur les recommandations en cas de reprise du Covid-19

Si les mesures à prendre dans un établissement de santé vous intéressent ou vous concernent, les articles suivants abordent la gestion et la prévention des risques dans un établissement de santé durant la crise sanitaire du Covid-19 :

N'hésitez pas à consulter le résumé des experts Relyens sur les recommandations ministérielles en cas de reprise épidémique de Covid-19 !

Covid-19
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Risque Médical
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Consultez notre article pour en savoir plus sur les personnes habilitées à rédiger un certificat de décès.

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Gestion des risques
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Client Santé : quel est l’impact du COVID-19 sur les remboursements de vos salariés ?

Nos réponses à vos questions les plus posées

Face à la situation sans précédent à laquelle vous êtes confrontés, les équipes de Sham vous assurent de leur plein engagement à vos côtés.

Nous tenons à vous apporter les réponses aux questions que vous vous posez en lien avec cette situation de crise. 

Qu’est-ce que la mesure de confinement « individuel » ?

  • Cas directs

Le confinement individuel est une mesure d’isolement, d’éviction ou de maintien à domicile intervenant dans l’un des deux cas suivants :
- La personne a été en contact avec une personne malade du coronavirus
- La personne a séjourné dans une zone concernée par un foyer épidémique de ce même virus et dans des conditions d'exposition de nature à transmettre cette maladie

  • Cas indirect

La personne est parent d’un enfant de moins de 16 ans dont l’établissement d’accueil est fermé (crèches, établissements scolaires…) et qui se trouve dans l’impossibilité de travailler. L’employeur peut déclarer en ligne l’arrêt de travail de son salarié sur le site d'Ameli.


Qu’est-ce qu’une « personne fragile » ?

Il s’agit d’une personne présentant les critères de vulnérabilité établis par le Haut Conseil de la Santé Publique, et présentant un risque de développer une forme grave de la maladie Covid-19 (femmes enceintes qui se trouvent dans leur 3ème trimestre de grossesse, et personnes admises en Affections de longue durée au titre de l’une des pathologies répertoriées sur la liste disponible sur le site d'Ameli). Ces personnes peuvent bénéficier d’un arrêt de travail pour une durée initiale de 21 jours via une télédéclaration effectuée sur le site ameli.

 

Quel est l’impact du Covid-19 sur les remboursements Santé de vos salariés ?

Votre contrat complémentaire Santé prend en charge les dépenses de santé engagées dans les conditions contractuelles et à hauteur des garanties souscrites. Il s'agit principalement des dépenses en lien avec la consultation de médecin, les frais liés à une hospitalisation et les dépenses de médicaments. 
Les dépenses non remboursées par l’assurance maladie obligatoire (comme les masques et les gels hydro alcooliques par exemple) ne sont pas couvertes par les complémentaires santé.


La téléconsultation avec un médecin généraliste est-elle remboursée par le contrat santé comme une consultation classique chez le médecin traitant ?


OUI, nous remboursons le reste à charge après remboursement de la Sécurité sociale à hauteur des garanties souscrites.


Un salarié est testé positif, vos garanties prévoient elles la prise en charge de tous ses frais médicaux ?


OUI, votre contrat complémentaire Santé prend en charge les dépenses de santé engagées à hauteur des garanties souscrites.
Il s'agit principalement des dépenses en lien avec la consultation de médecine, les frais liés à une hospitalisation et les dépenses de médicaments.


Votre contrat santé continue-t-il de couvrir vos salariés quelle que soit leur situation (arrêt de travail, confinement, activité partielle…) ?


OUI, les frais médicaux de vos salariés restent pris en charge à hauteur des garanties souscrites pour vos salariés et leurs familles, le cas échéant.

 

Les équipes de Sham vous remercient de votre confiance et vous assurent de leur soutien.

En savoir plus sur les recommandations en cas de reprise du Covid-19

Si les mesures à prendre dans un établissement de santé vous intéressent ou vous concernent, les articles suivants abordent la gestion et la prévention des risques dans un établissement de santé durant la crise sanitaire du Covid-19 :

N'hésitez pas à consulter le résumé des experts Sham sur les recommandations ministérielles en cas de reprise épidémique de Covid-19 !

Covid-19
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Risque Médical
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Nous vous apportons les réponses aux questions que vous vous posez en lien avec cette situation de crise, notamment à propos du remboursement de vos salariés en période de crise sanitaire majeure.

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Contrat d'assurance santé : remboursements COVID
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Améliorer les pratiques au bloc opératoire grâce à des technologies numériques innovantes

Qu'est ce que la Chaire BOPA (Chaire Innovation Bloc Opératoire Augmenté) ?

« La Chaire BOPA est la suite d’une aventure commencée en 2016 et qui consistait en l’organisation du WIC (Week-end de l'Innovation Chirurgicale), un Think Tank qui réunissait des anesthésistes, des infirmiers de bloc opératoire, des sociologues, des mathématiciens, des start-up, pour réfléchir à la manière dont on allait transformer notre métier. À travers des réflexions sur la chirurgie et le numérique, nous avons rapidement compris que le numérique ne pouvait pas se concevoir sans une transformation des esprits. Petit à petit, le week-end des innovations chirurgicales, qui initialement était tourné vers le numérique, le cyborg, l'intelligence artificielle, s’est transformé en quelque chose de plus humain, où les ordinateurs n'allaient pas remplacer, mais "augmenter l'homme".

Au terme de 3 ans de recherche, nous avons lancé avec Patrick Duvaut de l'Institut Mines-Télécom, un Do Tank : un lieu où on réalise les idées du Think Tank. C’est comme ça qu’est née BOPA. L’objectif principal de la Chaire est le suivant : augmenter la sécurité des soins invasifs au sens large, c’est-à-dire la chirurgie, l'endoscopie, la radiologie interventionnelle, à travers deux méthodes. L'une consiste à transformer l'esprit du bloc opératoire, à réfléchir sur la manière dont on va transformer notre rapport à l'erreur pour pouvoir mieux l’analyser (approche anthropologique et très humaine). L'autre approche est quant à elle technologique. Elle consiste à augmenter le bloc opératoire et en particulier les gens qui y travaillent, via le numérique. Cette augmentation va se caractériser par une hypertrophie des sens : la vue, l’ouïe et la parole, et le touché. Cette augmentation du chirurgien, de l'anesthésiste, de l'infirmier anesthésiste sera réalisée par un ordinateur, qui va être, non pas le pilote, mais le copilote du chirurgien et de l'anesthésiste. On ne parlera donc pas d'intelligence artificielle, mais d'intelligence augmentée, voire auxiliaire. L'enjeu, est bien sûr que le chirurgien modifie ses modes de travail et accepte d'être "augmenté". En effet, on observe souvent de la réticence de la part des chirurgiens à regarder leurs erreurs avec objectivité.

La Chaire d'innovation BOPA est donc en train de créer des "boîtes noires" dont l'objectif est à la fois de mieux comprendre comment se sont produites les erreurs dans un bloc opératoire, mais également de profiter de ces erreurs (ou presque erreurs) pour découvrir des innovations. Car il n'y a aucune idée nouvelle qui ne soit pas le fait d'une erreur ou d'une presque erreur. Cette Chaire BOPA est également une innovation dans sa forme. Aujourd'hui les partenariats qui existent entre le public et privé, sont basés sur la notion de propriété intellectuelle et on se rend compte que la majeure partie des innovations, des inventions sont des logiciels informatiques ou des algorithmes, qui sont très difficilement brevetables. On ne peut donc pas déposer un brevet comme sur une molécule ou un dispositif médical.

Ainsi, nous avons mis en place des partenariats entre le public (AP-HP) et des start-up ou entreprises privées. Nous réunissons ces start-up afin qu'elles échangent ensemble et créent des synergies. C'est par exemple ce que nous avons fait avec deux start-up qui, travaillant en synergie, sont en train de créer une lunette qui suit le regard du chirurgien (qu’on appelle Blok-Viz) au bloc opératoire (l'une apportant le software, l'autre le hardware). Le device créé, va ensuite se développer sous les conseils d'experts, spécialistes métier de l'AP- HP. Ces Preuves de concept (POC) sont financées par l'argent des Fondation Mines-Telecom et Fondation AP-HP et grâce aux mécénats de Relyens et Boston Scientific Foundation d’une part, et d'Orange Healthcare, Medtronic et Richard Wolf d’autre part ».

 

Qu'est ce que le bloc opératoire augmenté ?

« Tout d'abord, et c'est presque l'aspect le plus important, le bloc opératoire augmenté est un bloc dans lequel il y a une meilleure communication entre les professionnels ; ils s'écoutent et interagissent davantage. D'un point de vue technologique, ensuite, ce bloc opératoire augmenté va être un lieu où on va filmer des opérations de manière extrêmement précise, pour aider le chirurgien à prendre des décisions en peropératoires, en lui évitant d'oublier des choses. Cet outil qui accompagne le chirurgien offrira la possibilité de demander de l'aide et de communiquer avec l'extérieur (télé-expertise), la possibilité d'avoir un ordinateur qui comprend une situation (chatbot) et qui va poser des questions contextuelles en fonction du type d'opération ou du dossier patient. C’est ce qu’on appelle le Blok-Bot.

Un autre système qui sera mis en place sera celui de la réalité augmentée ou réalité mixte avec lequel on pourra projeter en peropératoire, des modèles, ou jumeaux numériques d'organes. Ces objets numériques auront des caractéristiques biomécaniques qui seront les mêmes qu'un organe normal. On va donc sur imprimer devant les images réelles du bloc ces organes rendus transparents, afin de faire une chirurgie extrêmement précise (hologrammes, écran devant les yeux du chirurgien ou écran classique dans le bloc). Les interactions avec les outils de reconnaissance du champ opératoire vont permettre d'orienter et de positionner le jumeau numérique dans la même situation que l'organe réel. C’est ce qu’on appelle le Blok-Touch.

Le dernier élément du bloc opératoire augmenté est l'utilisation de la lumière et en particulier de la fluorescence, ce qui va nous permettre de mieux voir des cancers notamment. Enfin, il y a dans la Chaire BOPA une réflexion autour des Co-bot, bras articulés qui vont accompagner le chirurgien lors des chirurgies sous célioscopie notamment, en tenant les instruments pour fiabiliser, ralentir et stabiliser le geste. Il sera cependant nécessaire d'avoir un bloc opératoire haut débit, capable d'absorber toutes ces informations qui viennent des différents devices (vue, audition, touché), pour pouvoir mettre en place notre boîte noire du bloc opératoire ».

 

Pourquoi l'apprentissage de l'erreur assistée par la technologie peut-elle améliorer la sécurité des patients au bloc ?

« Il y a une nécessaire transparence à mettre en place au bloc opératoire et plus largement en médecine. Il faut instaurer le droit à l'erreur ainsi que le devoir de transparence. La Chaire BOPA a pour objectif d'améliorer les pratiques au bloc grâce à des technologies numériques innovantes. Nous devons envisager cette révolution médicale. Aujourd'hui, nous sommes dans l’interprétation de la vérité plus que dans l'analyse. Les comptes-rendus opératoires sur lesquels nous prenons des décisions sont l'expression de l’interprétation d'une situation par le chirurgien dans un contexte particulier. Nous avons besoin d'informations objectives et fiables. Et ce travail de la Chaire BOPA va permettre de comprendre les erreurs, d'observer où elles ont été faites, afin de mieux les corriger, et pourquoi elles ont été faites, afin d'éviter qu'elles ne se reproduisent plus. Dans le cas d'une erreur qui ne se serait jamais produite, nous allons pouvoir la diffuser et informer les autres collègues, de manière analogique à celle des pilotes d'avion dans le domaine de l’aéronautique.

Et à travers ces erreurs ou presque erreurs, nous pourrons découvrir et véritablement innover. Il y a aussi dans cette transparence à mettre en place, la possibilité de définir ce qu'est un bon ou un mauvais chirurgien. Non pas pour le blâmer, mais pour l'aider à devenir meilleur. Au bloc, nous avons besoin de métriques pour définir ce qu'est un chirurgien qui opère bien et qui sera donc capable d'affronter des situations difficiles avec de bons résultats. Nous devons définir ce qu'est la difficulté d'une opération, (et cela n'est pas toujours en rapport avec les suites opératoires). Cela dans l'objectif de pratiquer des chirurgies, dites compliquées, dans des centres experts et des chirurgies plus simples dans des centres moins experts. Ainsi, nous diminuerons la mortalité et la morbidité des patients et améliorerons la sécurité des soins ».

En savoir plus sur les enjeux de cybersécurité en établissement de santé

La menace du risque cyber qui plane sur les établissements de santé aujourd'hui est bien réelle. De plus en plus de pratiques et de processus sont numérisées ou digitalisées ; les règles et la juridiction se développent. Mais les enjeux de cybersécurité s'accompagne également d'innovations, qui améliorent la qualité du parcours de soin des patients. Si cette thématique vous intéresse, voici une liste d'articles qui abordent cette dualité contemporaine :

Les experts Sham ont également publié un article dédié au Risque Cyber et à la cybersécurité dans les établissements de santé : le risque cyber en établissement de santé, d'où provient la menace ?

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Risque Cyber
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Le Professeur Eric Vibert s'intéresse depuis longtemps à l'innovation numérique en chirurgie. Dès 2012, il commence à travailler sur ce sujet avec des mathématiciens de l’INRIA (Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique), avec lesquels il a développé des programmes autour de la modélisation de l’hémodynamique hépatique et de l'anatomie du foie.

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Bloc-opératoire
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Le baromètre de l'expérience patient : un RDV attendu

A l’occasion de la 3ème édition, l’IFEP livre en ce début 2021 les résultats de cette double enquête réalisée avec BVA, son partenaire historique. 

Entretien avec Amah Kouevi, directeur et fondateur de l’IFEP*

Dans le contexte de crise sanitaire que nous connaissons depuis un an, comment s’est déroulée la réalisation de l’enquête ?

Sur le plan méthodologique, il est important qu’un baromètre annuel se déroule chaque fois au même moment de l’année pour ne pas perturber les comparaisons. La période était pourtant marquée par une résurgence de l’épidémie de coronavirus et les professionnels de santé extrêmement mobilisés par la prise en charge d’un nombre croissant de patients hospitalisés. Nous avons pourtant réussi à atteindre près de 800 répondants, dont une majorité de soignants, ce qui était quasiment inespéré. Pour le volet consacré aux usagers, il n’y a pas eu de difficulté majeure.

(p.10 du baromètre 2021 de l'expérience patient)

Comment analysez-vous l’impact de l’épidémie de Covid 19 au regard des résultats de l’enquête ?

On observe principalement 3 phénomènes. L’effet le plus visible porte sur l’évolution défavorable de l’état de santé des personnes vivant avec une ou plusieurs maladies chroniques. Ce qui confirme que l’épidémie aura eu un effet dévastateur sur le long terme, bien au-delà des personnes contaminées par le virus. Par ailleurs, on note aussi que le sujet de l’expérience patient a tendance à être considéré comme plus important qu’auparavant, tendance à confirmer. Enfin, l’évaluation de l’expérience vécue par les usagers, notamment dans le registre de leurs relations avec les professionnels de santé, semble s’être améliorée. On peut formuler l’hypothèse que le sentiment d’empathie développé par les usagers (comme au sein de la population générale) à l’égard des soignants explique tout ou partie de ce résultat.

(p.14,17 du baromètre 2021 de l'expérience patient)

Quels sont selon vous les 3 principaux enseignements de cette édition ?

1/ Il y a tout d’abord la confirmation d’un paradoxe déjà entrevu dans les enquêtes précédentes. Il se dégage un véritable consensus sur la valeur du partage d’expérience des patients comme un moyen d’améliorer la qualité des prises en charges, les pratiques professionnelles et plus globalement le fonctionnement du système de santé. Et pourtant, la mise en pratique de ce partage par les usagers reste assez marginale. On partage son ressenti, son vécu au sein de son cercle privé mais on ne s’autorise que rarement un feedback aux professionnels de santé. Ce paradoxe constitue pour l’IFEP un véritable objet d’étude. Le système de santé est-il assez réceptif aux remarques des usagers ? Devrait-il davantage encourager les retours ? Les questionnaires de satisfaction suffisent-ils à collecter les informations nécessaires sur le vécu des usagers ? Comment surmonter la réticence des usagers à exprimer leur ressenti ?

(p.20,21 du baromètre 2021 de l'expérience patient)

2/ Nous observons aussi que l’expérience vécue par les proches des patients et par les aidants des personnes en perte d’autonomie est significativement moins bonne que celle des usagers eux-mêmes. Il y a une attente sur la manifestation d’une écoute et d’une considération de la part des professionnels de santé. Il y a surtout le besoin d’informations pratiques et de conseil sur les choses à accomplir pour jouer au mieux son rôle de soutien et d’accompagnement. Nous savons qu’il n’est pas toujours facile pour les professionnels de santé de composer avec la complexité de l’intégration de l’entourage. C’est d’ailleurs pourquoi nous produirons très bientôt des pistes de réflexion sur ce thème.

(p.29,30 du baromètre 2021 de l'expérience patient)

3/ L’un des marqueurs de l’édition 2020/2021 restera l’amorce d’un net décollage dans le développement de la prise en compte de l’expérience patient dans les établissements. Pour la première fois, la moitié des répondants estime que leur établissement est désormais engagé dans une telle démarche. Nous sommes impatients d’obtenir la confirmation de cette tendance lors de notre prochaine enquête. Mais elle nous semble cohérente avec nos observations de terrain, basées sur l’affluence croissante vers les ressources proposées par l’IFEP.

(p.27 du baromètre 2021 de l'expérience patient)

Quels sont les enjeux et perspectives des prochaines campagnes du baromètre de l’expérience patient ?

Il nous faut trouver le juste équilibre entre l’introduction de nouveaux domaines d’exploration, comme la prise en compte des spécificités (ex : l’hospitalisation à domicile) et la continuité des items afin de garantir le suivi de l’évolution dans le temps. Ce travail débute généralement au cours du printemps avec nos partenaires afin de disposer de la nouvelle version des questionnaires à la fin de l’été. L’enquête est réalisée à l’automne et les résultats diffusés chaque hiver.

Sur le fond, nous devrons réussir à nous projeter sur l’évolution de la situation sanitaire pour pouvoir ajuster notre questionnaire en conséquence.

De même, le travail de mobilisation des professionnels de santé commence dès à présent avec la possibilité que nous offrons d’un diagnostic personnalisé pour tous les établissements de santé qui diffuseront l’enquête à leurs collaborateurs et atteindront la barre de 100 répondants.

Enfin, notre association doit chaque année trouver les partenaires prêts à soutenir cette initiative car même si elle s’est imposée comme un incontournable avec une restitution au Ministère de la Santé à laquelle prennent part toutes les institutions de santé (Ministère de la Santé, HAS, Fédérations hospitalières, France-Assos-Santé,…), son financement reste un défi. C’est la raison pour laquelle je tiens à remercier Sham d’avoir été à nos côtés cette année. Et je vous donne évidemment rendez-vous l’an prochain ;-).

(*) : L’Institut français de l’expérience patient (IFEP) est une association d’intérêt général créée en 2016 et dont la mission est de favoriser la prise en compte de l’expérience patient en France.

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Risque Médical
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Le baromètre de l’expérience patient est désormais un rendez-vous attendu. Il explore d’une part l’évolution dans le temps de l’appropriation par les professionnels de santé de cet enjeu que constitue la prise en compte de l’expérience patient. Il nous renseigne également sur les éléments qui, du point de vue des usagers, ont le plus d’impact sur leur vécu.

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baromètre de l'expérience patient
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Un professionnel de santé n’a pas le droit de communiquer sur internet à propos de son activité : faux

Six décrets du 22 décembre 2020, applicables depuis le 25 décembre, ont modifié les codes de déontologie des médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes & pédicures-podologues :

DECRETS ASSOUPLISSANT LE CADRE LEGAL DE LA COMMUNICATION PROFESSIONNELLE

  • Médecins : Décret n° 2020-1662 du 22 décembre 2020 
  • Chirurgiens-dentistes : Décret n° 2020-1658 du 22 décembre 2020 
  • Sages-femmes : Décret n° 2020-1661 du 22 décembre 2020
  • Infirmiers : Décret n° 2020-1660 du 22 décembre 2020
  • Masseurs-kinésithérapeutes : Décret n° 2020-1663 du 22 décembre 2020 
  • Pédicures-podologues : Décret n° 2020-1659 du 22 décembre 2020

Nouveau cadre réglementaire de la communication des professionnels de santé

1. Communication à caractère éducatif, scientifique ou sanitaire.

Un professionnel de santé peut communiquer, au public ou à des professionnels de santé, des informations scientifiques en lien avec sa discipline ou des enjeux de santé publique. 

Conditions : 

  • Ne communiquer que des informations scientifiquement étayées ;
  • Ne pas présenter comme des données acquises des hypothèses non encore confirmées ;
  • Faire preuve de prudence & mesure.

Lorsqu’il s’agit d’une participation à une action d'information du public

  • Ne faire état que de données confirmées ;
  • Avoir le souci des répercussions de ses propos auprès du public ;
  • Ne pas viser à tirer profit de son intervention dans le cadre de son activité professionnelle, ni à en faire bénéficier des organismes au sein desquels on exerce ou auxquels on prête son concours, ni à promouvoir une cause qui ne soit pas d'intérêt général.

2. Communication de nature à contribuer au libre choix du praticien par le patient.

Un professionnel de santé peut communiquer au public des informations sur son activité (compétences & pratiques professionnelles, parcours professionnel, conditions d’exercice...).

Conditions : 

  • Veiller à une communication loyale et honnête ;
  • Ne pas faire appel à des témoignages de tiers ;
  • Ne pas faire de comparaisons avec d'autres praticiens ou établissements ;
  • Ne pas inciter à un recours inutile à des actes de prévention ou de soins ;
  • Ne pas porter atteinte à la dignité de la profession ;
  • Ne pas induire le public en erreur ;
  • Informer sur les honoraires pratiqués et les modes de paiement acceptés.

Si la communication des professionnels de santé est autorisée par tous moyens, y compris sur internet, le recours au référencement payant est, quant à lui, interdit.

Off
Risque Médical
2
minute(s)

Si pendant longtemps, les codes de déontologie des professions de santé réglementées interdisaient de manière générale et absolue tout procédé ou attitude publicitaire, la réglementation vient de s’assouplir à la faveur d’une communication expressément autorisée & encadrée

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professionnel de santé communiquer sur son activité
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