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Acteurs de la santé et du médico-social : divers

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Qualité et sécurité des prises en charge en ESMS

Ce référentiel unique national d'évaluation, obligatoire, est en cours de construction de manière participative via les établissements, il sera déployé en septembre 2021.

Comment sera abordé le nouveau référentiel ?

Le nouveau référentiel national d'évaluation sera abordé sous l'angle du bénéfice apporté à l'usager : une approche fondée sur la prise en compte de l'expérience et de la perception du résident, de ses proches puis de l'équipe. L'évaluation intégrera donc de nombreux entretiens avec la personne âgée et sa famille. Très concrètement, ce dispositif sera centré sur les résultats à la personne et non sur l'analyse de procédures.
 
Les rapport d'évaluation des ESMS seront désormais publiés. Ces rapports seront consultables et permettront également des analyses et comparaisons plus aisées pour les ARS et les Conseils Départementaux chargés d'accompagner les établissements.

La HAS constate que la déclaration des effets indésirables graves associés aux soins (EIGS) a augmenté dans la publication de son deuxième rapport annuel sur cette activité, mais que cette progression est "encore trop timide", avec une sous-représentation du champ médico-social.
Depuis l'ouverture du portail de signalement, en mars 2017, la HAS comptabilise 2.138 déclarations initiales d'EIGS réalisées sur 2018. 
Une déclaration plus systématique de ces événements permettra d’accroître le niveau de culture sécurité de tous les professionnels du secteur.
Les données visent à apporter un éclairage sur les circonstances des accidents déclarés et d'orienter des préconisations en vue d'améliorer la sécurité du patient-résident.

D'où proviennent les déclarations ?

Ces déclarations proviennent principalement des établissements de santé (82%), puis du secteur médico-social (14%) et enfin des soins de ville (4%).
Concernant les patients, il n'apparaît pas de différences entre les sexes dans les EIGS analysés, mais un tiers des cas surviennent chez des personnes de plus de 70 ans, qui sont plus fragiles et recourent davantage aux soins.


Les EIGS surviennent dans des contextes de soins ayant un but thérapeutique dans la grande majorité des cas (87%). Ils sont délivrés pour près d'une moitié dans un contexte d'urgence et pour l'autre moitié, lors d'une prise en charge programmée. Bien que la situation clinique du patient, avant la survenue de l'événement, soit considérée complexe dans 62% des situations (incertitude diagnostique, comorbidités, lourdeurs des soins, charge de travail...), plus de la moitié (55%) des EIGS sont jugés évitables ou probablement évitables par le déclarant. Celui-ci estime que les circonstances immédiates de l'événement ont été maîtrisées (96%) et que des mesures immédiates ont été prises (86%).

Concernant l'information du patient ou des proches, aucune n'est délivrée dans 7% des situations.

La culture qualité-sécurité en établissement de santé

Ce renforcement de la culture qualité-sécurité en établissement se heurte au défi RH ; en effet les récents rapports ( El Khomri, Libault) suggèrent d'augmenter le ratio d'encadrement,  notamment en Ehpad de 20% d'ici à 2024, et de former d'ici à 2025 plus de 350.000 professionnels pour que les conditions de travail soient décentes. Cette nécessité d’un recours à des personnels plus nombreux et mieux formés en esms est d’autant plus impérieux que les publics accueillis sont plus fragiles.

En effet, le nombre de pathologies diagnostiquées s’accroit avec l’âge. La synthèse de l’atelier « Hôpital et personne âgée » issu de la Concertation Grand Âge et Autonomie souligne en effet que 40% à 70% des personnes de 75 ans ou plus sont traitées pour plusieurs pathologies, 57 % sont en affection de longue durée (ALD) et 50% se voient régulièrement administrer 7 molécules différentes.

Les défis auxquels font face actuellement les établissements médico-sociaux et de santé sont d'une ampleur inédite. Engagés en première ligne dans la lutte contre une pandémie mondiale, ils restent confrontés aux enjeux du vieillissement et de la chronicité des pathologies. Alors que les organisations ne cessent de se transformer dans une recherche d’efficience et de performance, les pratiques sont également bouleversées par l'arrivée de technologies nouvelles et la digitalisation des processus de santé.

Dans une période marquée par l'inquiétude et par la perte des repères, la confiance du patient comme du citoyen envers le système de soins est un élément clé de notre pacte social. Un patient- résident qui se veut acteur de son parcours de soin et de vie et exige des standards de qualité toujours plus élevés. Le renchérissement des indemnisations et l'augmentation du coût du risque médical, les ressources contraintes des établissements nous obligent collectivement à agir pour délivrer du soin de manière plus efficiente et plus sécurisée. 

Pour en savoir plus

Pour en savoir plus sur la qualité et la sécurité des prises en charge dans les établissements de santé et socio-médical (ESMS) durant la période de crise sanitaire du Covid-10, les articles suivants pourront vous intéresser :

Covid-19
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Risque Médical
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Avec la mise en place du futur référentiel unique d'évaluation en établissements sociaux et médico-sociaux en 2021 par la Haute autorité de santé (HAS), les établissements piloteront un programme permanent d’amélioration de la qualité, fixant une évaluation externe tous les 5 ans, dont les résultats conditionneront le renouvelslement de leurs autorisations.

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ehpad prise en charge
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Medical Team Training : une nouvelle réponse à la gestion des risques liés à l'humain et au travail en équipe

Au-delà de leur adaptation à l’urgence sanitaire, les services sont, de fait, fortement impactés par l’organisation changeante des équipes. Et ces dernières d’autant plus exposées aux problématiques liées au facteur humain.

SHAM vous propose un tour d’horizon du Medical Team Training (MTT) comme réponse au risque relevant du facteur humain et du travail en équipe.

La génèse du Medical Team Training

Une étude(1) de l’accidentologie dans le domaine de l’aéronautique a démontré que 70% des accidents d’avion avaient pour origine une erreur humaine. Fort heureusement, la majorité de ces erreurs sont détectées et corrigées par l’auteur lui-même. Quant aux erreurs restantes, la plupart sont récupérées par l’équipe ou les systèmes utilisés (logiciels bloquants, rappels automatisés…). Certaines sont sans conséquence. Quelques-unes, enfin, débouchent sur un incident ou un accident. 

Si l’aéronautique a démontré que le rôle de l’équipe est primordial dans la maîtrise des risques, la Santé s’est fortement inspirée de ces travaux. La check-list dans les blocs opératoires en est un exemple quotidien.
La HAS, dans son « retour d’expérience sur les événements indésirables graves associés à des soins » sur l’année 2018(2), rapporte que 39,17% des EIGS concernent des « facteurs liés à l’équipe ».Ces facteurs peuvent se regrouper autour de deux défaillances majeures :

  • Défaillance dans la gestion de l’information qui représente 414 des 625 sélections (66,24%) : communication, informations écrites dont le dossier du patient, transmissions et alertes ;
  • Défaillance de coordination des professionnels qui représente 131 des 625 sélections (20,96%) : répartition des tâches, encadrement, supervision, demande de soutien.

Cette étude de la HAS démontre clairement que le constat de l’aéronautique peut être partagé dans le domaine médical. 

Pandémie COVID et risque accru 

Si en temps normal la communication d’équipe est un point crucial d’amélioration, en période COVID cette thématique revêt une attention toute particulière. En effet les équipes médicales sont/vont être fortement perturbées du fait de la pandémie. Des nouvelles équipes se font et d’autres se défont. Ces mouvements de professionnels, les changements de lieu d’intervention et l’évolution rapide de la situation vont forcément accentuer les risques liés au travail en équipe.

La communication au sein des équipes devient alors un risque majeur et, par conséquent, un élément primordial dans la sécurité des soins.

Outils d’aides à la communication et à la coordination des équipes

En temps normal les équipes peuvent bénéficier de formations approfondies pour leur apprendre à mettre en place un système communicationnel efficace. Cependant la situation actuelle aggrave le risque lié au travail en équipe et une réponse de terrain rapide et efficace doit être mise en place. Ainsi, pour vous aider à maîtriser ce risque, Sham se fait le relai d’initiatives préexistantes : la méthode de communication SAED, l’application copilote des acteurs de santé dans les spécialités à risques « MAX », les briefings/débriefings. 

Ces outils ont été établis par des professionnels et Sham vous les relaye pour vous aider à contrer le risque actuel quant à la communication et à la coordination des équipes médico-soignantes.

SAED

Acronyme signifiant Situation, Antécédents, Evaluation, Demande, il s’agit d’un outil de standardisation pour sécuriser la communication entre professionnels de santé. Les différences de personnalité, de culture, de comportement (facteurs humains), mais également les variations intermétiers ou interspécialités constituent des barrières à une communication efficiente entre les professionnels.

Cette hétérogénéité dans la communication peut amener, dans certaines situations, à une incompréhension ou une insatisfaction des interlocuteurs. La tension qui en résulte lors de la communication peut alors altérer la qualité de l’échange d’information et impacter la qualité de vie au travail. Il est reconnu qu’une communication effective passe par une adaptation du communiquant à son interlocuteur. L’outil SAED permet justement de cadrer une information pour la rendre exploitable par n’importe quel interlocuteur. C’est un outil mnémotechnique qui permet aisément à un professionnel de santé de structurer sa communication orale auprès d’un autre professionnel.

Le professionnel prépare au préalable les informations indispensables pour la personne qu’il va contacter (par téléphone ou non) en s’aidant du mémo SAED sur lequel il peut noter les informations à communiquer. L’avantage de cet outil : sa simplicité d’utilisation et la rapidité de son déploiement sans besoin particulier de formation préalable à son utilisation. Il servira facilement d’aide aux interlocuteurs pour exprimer leurs requêtes. A communiquer à toutes les équipes !

https://www.has-sante.fr/jcms/c_1776178/fr/saed-un-guide-pour-faciliter-la-communication-entre-professionnels-de-sante

MAX by MEDEA

« La prise en charge inadéquate en situation d’urgence médicale est une cause d'accidentologie importante » - Dr Jean-Christophe Cejka, médecin anesthésiste-réanimateur et formateur en simulation médicale.

En situation d’urgence et de stress, chacun d’entre nous peut oublier jusqu’à 40% des données pourtant importantes. En cause, les « biais cognitifs », mécanismes cérébraux naturels qui provoquent la déviation de la pensée logique et rationnelle. L’application mobile MAX (Medical Assistant eXpert) by MEDAE a pour vocation d’appuyer en temps réel, le professionnel de santé confronté à des situations d'urgence ou à risques. 

Ce dispositif améliore à la fois l’efficacité de la prise en charge médicale et le travail d’équipe des soignants. L’application co-pilote des professionnels de santé a pour ambition de diminuer les erreurs médicales mais aussi d'améliorer la prise en charge des patients grâce au recueil des informations directement au cœur du soin, afin de permettre leur analyse et l’amélioration des procédures.

Une étude clinique(3) a été menée sur les cas d'arrêt cardiaque. Les résultats ont été comparés aux procédures "papier" et les performances techniques et non techniques de l'équipe ont été renseignées. La plus-value technique et l’amélioration de la coordination de l’équipe lors des interventions médicales d’urgence ont été fortement démontrées. Les erreurs ont été diminuées de 70% avec une amélioration nette du facteur humain.

Max by Medea : https://www.medae.co/fr/max/overview

BRIEFING/DEBRIEFING

Malgré tous les outils à la disposition des professionnels la communication ne peut être complétement encadrée et il serait contre-productif de la rendre trop contraignante.

Nous conseillons ainsi également à chaque équipe et à chaque professionnel de réfléchir à sa façon de communiquer et d’inventer ses propres recommandations. C’est de cette façon que la communication sera la plus efficace.
Pour cela, l’étape du briefing et du débriefing des équipes est primordiale. Le briefing est le moment privilégié pour mettre à plat certaines règles et « accorder les violons ». La communication n’y échappe pas, bien au contraire. Il faut donc bien penser à évoquer les processus de communication internes et propres à l’équipe et les interactions entre chaque acteur, que ce soit le SAED ou un outil personnalisé.

Cela nécessite un travail en amont qui est facilité par l’exploitation des débriefings. En effet les débriefings permettent de voir ce qui marche et ce qui ne marche pas au sein d’une équipe. Si ce débriefing peut être très instructif quant au volet médical, il l’est également d’un point de vue communicationnel. Le briefing est donc le moment privilégié pour retranscrire ce qui est ressorti des débriefings et de capitaliser sur cet exercice. 

Lien : https://www.has-sante.fr/jcms/c_2657908/fr/briefing-et-debriefing

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(1) Civil Aviation Authority – « Global Fatal Accident Review, 1997 to 2006 » - CAP 776
(2) HAS – « Retour d’expérience sur les événements indésirables graves associés à des soins, Rapport annuel d’activité 2018 » ÉDITION 2019
(3) British Journal of Anaesthesia, MAX2 Trial, published 2019

En savoir plus sur la gestion des risques humains de toutes sortes en ESMS

La crise sanitaire mondiale de Covid-19 demande aux acteurs du monde de la santé de modifier leurs habitudes de travail. Sham, partenaire du monde de la santé depuis plus de 90 ans, partage les informations relatives à la gestion des risques humains en ESMS durant le Covid-19 :

Sham met également à votre disposition un résumé des informations officielles, sous forme de veille législative et réglementaire : établissements sociaux et médico-sociaux, informations officielles et les consignes pour les visites et les mesures de protection dans les ESMS et USLD.

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Pour répondre aux contraintes créées par l’épidémie de COVID-19, de nombreux professionnels de santé sont amenés à prendre en charge leurs patients au sein d’autres établissements, en collaboration avec de nouvelles équipes.

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Medical Team Training
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Prise en charge hors COVID-19 : quelle conduite à tenir ?

Comme il l’avait été fait lors de la 1ère vague COVID 19, le ministre des solidarités et de la santé a demandé dans une lettre adressée aux établissements de santé le 28 octobre 2020 de déprogrammer selon les régions tout ou partie de leur activité chirurgicale et médicale afin de libérer de la disponibilité en lits de soins critiques et en médecine COVID. 

Il y rappelle également la nécessité de garantir une « prise en charge dans les meilleurs conditions possibles » (en hospitalisation ou en ambulatoire) pour les patients le nécessitant (patients pris en charge pour un cancer ou suivis pour une maladie chronique, personnes en attente de greffe, population prise en charge en santé mentale notamment les mineurs avec handicap psychique) en lien avec une organisation territoriale pilotée par les ARS mais aussi en lien avec la ville, l’HAD et les EHPAD.

Afin de répondre à cet objectif dans un contexte de confinement et de mobilisation des professionnels de santé pour des prises en charge de personnes atteintes du COVID-19 une fiche décrivant les orientations générales a été élaborée.

Cette fiche est par ailleurs complétée par d’autres fiches (spécifiques à chaque prise en charge) disponibles sur les sites du Ministère des solidarités et de la santé et des ARS.

Quelles sont les prises en charge, hors COVID-19, devant être maintenues durant la crise sanitaire ?

  • Le suivi et la prise en charge des patients atteints d’une maladie chronique (en cancérologie, en dialyse ou en addictologie par exemple) ou de troubles psychiatriques,
  • Le suivi des femmes enceintes (suivi post-accouchement inclus) et des jeunes enfants,
  • La prise en charge des personnes nécessitant une intervention chirurgicale urgente ou ne pouvant être différée,
  • Les consultations relatives à la contraception et la réalisation des IVG,
  • La prise en charge des femmes et des enfants victimes de violences,
  • ​​La prise en charge des maladies transmissibles.

Quelles sont les recommandations pour l'établissement ?

  • Rassurer en communiquant largement sur :

--> La nécessité de recourir au 15 pour les urgences, y compris hors COVID-19
--> Les mesures mises en place pour limiter le risque de contamination : circuit dédié aux patients COVID+, organisation de l’accueil du patient non COVID et recours à la téléconsultation privilégiée lorsque cela est possible.

  • Mettre en œuvre une organisation formalisée et adaptée :

--> Au contexte sanitaire actuel (notamment accueil, séparation des flux, ambulatoire privilégié…),
--> Au contexte local (prise en compte des ressources et moyens disponibles, réorientation du patient vers un autre établissement par exemple),
--> Aux filières et coopérations (équipe renforcée par des professionnels d’autres spécialités ou d'autres établissements par exemple)

Quelles sont les recommandations pour le médecin en charge du patient ?

  • Organiser la prise en charge et la continuité des soins (organisation de la sortie ou d’un suivi en lien ou non avec une décision de report par exemple) : 
  • En respectant l’organisation mise en œuvre par l’établissement,
  • En lien avec les professionnels de santé de la ville (médecins traitants, sages-femmes et professionnels libéraux…),
  • En donnant au patient toutes les informations utiles (qui contacter en cas de problème, éléments de surveillance, consignes…).
  • Justifier le choix fait pour chaque patient (maintien de la prise en charge, report ou mise en œuvre de mesures alternatives) par une analyse bénéfices / risques individuelle prenant en compte les recommandations des sociétés savantes.
  • Informer le patient.
  • Recueillir le consentement du patient (à l’intervention chirurgicale, à son report ou à une éventuelle modification de prise en charge par exemple).
  • Tracer rigoureusement dans le dossier patient :
  • L’analyse bénéfices/risques justifiant la décision de prise en charge (maintien, reprogrammation ou report) : noms des professionnels ayant participé à la décision (dans la mesure du possible collégiale), contenu de l’analyse, discussion et décision prise.
  • L’information délivrée au patient et à son entourage.
  • La prise en charge réalisée en précisant notamment le contexte, les modalités (aménagements éventuels mis en place au regard du COVID-19 par exemple), les examens et analyses réalisées et l’organisation du suivi et/ou de la sortie du patient.

En savoir plus sur les recommandations en cas de reprise du Covid-19

Si les mesures à prendre dans un établissement de santé vous intéressent ou vous concernent, les articles suivants abordent la gestion et la prévention des risques dans un établissement de santé durant la crise sanitaire du Covid-19 :

N'hésitez pas à consulter le résumé des experts Sham sur les recommandations ministérielles en cas de reprise épidémique de Covid-19 !

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Il est nécessaire d'assurer certains soins et examens, tant en ville qu’à l’hôpital. Quelles prises en charge doivent être maintenues et quelles sont nos recommandations ?
Mis à jour le 09/11/2020.

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Prises en charge hors COVID
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CLEW : une solution innovante pour surveiller l'état de soin des patients

Notre partenaire Clew a développé un algorithme qui collecte les données des dispositifs de surveillance des soins d'urgence et alerte l'équipe médicale de toute détérioration de l'état d'un patient.

Un dispositif de surveillance des patients prédictif et à distance

La technologie développée par Clew permet de :

  • Signaler un patient en danger 6 à 12 heures avant que son état ne commence à se détériorer, ce qui permet aux soignants de se préparer à l'avance.
  • Surveiller les patients dans les services éloignés, en transmettant des informations à une salle de contrôle centrale où travaillent des experts qui peuvent ensuite guider les équipes de soins sur place. De cette manière, les petits hôpitaux et les unités de soins de fortune peuvent bénéficier du soutien d'experts.

Des patients COVID-19 sous la surveillance du dispositif CLEW-ICU

La solution CLEW-ICU est actuellement déployée par le Centre médical Sourasky de Tel Aviv (Hôpital Ichilov) et le Centre médical Sheba comme un dispositif innovant pour gérer et traiter les patients infectés par le virus COVID-19 tout en protégeant le personnel soignant.

En prévision d'une augmentation des admissions dans les unités de soins intensifs, les deux organisations mettent en place des unités de soins intensifs de terrain, qui seront chacune les plus grandes unités de soins intensifs en Israël. Les unités de soins intensifs de terrain utiliseront les technologies de télémédecine pour assurer la surveillance des patients à distance à partir d'installations de commandement et de contrôle centralisées.

Les algorithmes basés sur l'Intelligence Artificielle sont spécifiquement formés pour identifier à l'avance la détérioration respiratoire, permettant des interventions précoces qui pourraient changer le résultat clinique, en particulier chez les patients COVID-19.
Le personnel soignant des unités de soins intensifs gère de manière proactive la gravité de la maladie et la charge de travail.

En tant que solution basée sur la télémédecine, le système est utilisé à distance et peut être facilement adapté pour faire face aux augmentations de volume des patients tout en réduisant le risque d'exposition du personnel soignant aux patients infectés.

Plus d'informations sur le fonctionnement du monde de la santé en période Covid-19

Durant la pandémie de Covid-19, les conditions de travail ont été mises à rude épreuve dans le monde de la santé. Sham, partenaire des établissements de santé depuis près d'un siècle partage les articles suivants afin que les acteurs de la santé puissent opérer dans les meilleures conditions, avec toutes les informations possibles :

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Risque Médical
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CLEW a développé un algorithme qui collecte les données des dispositifs de surveillance des soins d'urgence et alerte l'équipe médicale de toute détérioration de l'état d'un patient.

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nouvelles technologies - solution CLEW
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Etablissements sociaux et médico-sociaux : actions-réflexes communication en cas de pluralité de décès de résidents

Tous les établissements sociaux et médico-sociaux redoutent, en ces temps de crise sanitaire, d'avoir à subir de nombreux décès. Sham a condensé et synthèse pour vous les actions réflexes à avoir en cas de pluralité de décès de résidents en établissement sociaux et médico-sociaux.

Les principales actions à mettre en place dans les établissements touchés par des décès

Préparer des éléments de langage

La première étape consiste à savoir comment préparer des éléments de langage, soit à savoir communiquer de la manière la plus accommodante possible lorsqu'il s'agit d'évoquer un décès lié au Covid-19.

Trame pour rédiger les éléments de langage
 

Les faits (en lien avec les chiffres/ informations disponibles sur les bilans des EHPAD au plan national ou régional si communication de l’ARS) :

  • "Nous avons eu confirmation de la contamination de N résidents de notre établissement / Nous déplorons le décès de X résidents de notre établissement, survenus depuis (daté) "
  • "Chacun le sait, les personnes âgées sont en général fragilisées et leur sensibilité au virus est accrue."

L’expression de l’empathie par rapport aux familles des décédés / compréhension de l’inquiétude des proches des autres résidents :

  • "Nous comprenons l’inquiétude légitime que cette situation génère chez les proches des résidents. Nous nous associons à la douleur des proches des personnes décédées ; nous la savons plus forte encore du fait de l’impossibilité d’avoir pu être présents dans ces moments douloureux, mais nous sommes contraints par les règles du confinement."

La pédagogie sur l’origine de la diffusion du virus dans l’établissement lorsque c’est possible.

Le plan d’action mis en œuvre dans l’établissement depuis le début du confinement pour limiter le plus possible les risques :

  • "Nos équipes suivent un protocole extrêmement strict au quotidien..." :
  • Décrire ensuite les actions entreprises, en mentionnant :
    • ce qui est fait vis-à-vis du lien et de la surveillance médicale des patients ,
    • le protocole lorsqu’un résident présente les symptômes.

L’hommage rendu à l’implication des équipes de l’établissement : 

  • "Nos équipes sont engagées dans un véritable combat face à l’épidémie, et mettent tout en œuvre au quotidien pour tenter de limiter au maximum les risques pour les résidents. Ce travail remarquable se fait dans des conditions difficiles et nous tenons à rendre ici hommage à l’implication sans faille de l’ensemble des salariés présents sur le site."

L’appui reçu de partenaires (Autorités / CH ou CHU / Collectivités territoriales / Autres) et la forme qu’il prend (envoi d’équipes par exemple) : 

  • "Nous travaillons en partenariat étroit avec l’Agence Régionale de Santé, le Centre Hospitalier X, et les services de la Mairie / du Conseil départemental",
  • Lorsque c’est le cas : évocation des soutiens et encouragements reçus de familles de résidents : 
    • "Nous recevons de nombreux témoignages de soutien de familles de résidents, et voulons ici les en remercier. Cela aide grandement les équipes de l’établissement à accomplir leurs missions jour après jour."

L’engagement à tenir les proches des familles informées de l’évolution de la situation dans l’établissement.

Adapter et décliner ces éléments auprès des parties prenantes de l’établissement

Si nécessaire / usuel : se caler avec l’ARS sur vos intentions en termes de communication.

  • Administrateurs : se caler avec eux sur ces éléments et valider le plan de communication
  • Famille / référent de chaque résident : courrier envoyé par mail par exemple
  • Equipes de l’établissement : ajouter un appel à un devoir de réserve en cas de sollicitation directe par un journaliste avec renvoi vers l’établissement

Faire face aux demandes des médias

Gérer d’éventuelles demandes des médias

  • Décision de proactivité ou réactivité vis-à-vis des médias locaux.

Brief des points d’entrée des appels :

Puis-je prendre vos coordonnées et je vais les transmettre en interne :
 

  • Prénom nom,
  • Nom du média,
  • Mobile et mail,
  • Délai de rappel souhaité.

Consignes à donner à l’accueil : 
 

  • Attention à ne pas se laisser aller à une confidence / résister à une éventuelle pression pour transférer l’appel / ne donner ni nom ni numéro de téléphone,
  • Transmettre immédiatement la sollicitation.

Pour les porte-paroles

  • Préparez-vous : répétez à haute voix les éléments de langage puis entrainez-vous à la réponse à des questions potentiellement polémiques
  • Appelez le journaliste en étant au calme, avec vos éléments de langage sous les yeux
  • Demandez-lui quelles questions il souhaite vous poser, dans quel cadre il travaille (préparation d’un sujet pour le JT du soir, d’un dossier, etc.)
  • Cadrez la durée (et le lieu en cas d’interview filmée : arrière-plan neutre)
  • Profitez de l’interview pour décliner vos principaux messages
  • Restez sur vos mots : soyez vigilants à ne pas reprendre forcément les mots du journaliste, qui peuvent être contre-productifs par rapport à vos messages
  • Souvenez-vous que tout ce qu’il vous entendra dire pourra être exploité : restez vigilant(e)

Présence sur les réseaux sociaux 

Organiser la prise en charge des réseaux sociaux (veille / curation / publication)

  • S’assurer de la capacité à intervenir sur une éventuelle page Facebook en dehors des heures ouvrables (pré-alerte du Community Manager interne ou prestataire)

Nota bene : ce point doit être traité dès à présent, sans attendre une situation encore plus dégradée.

Plus d'informations sur les ESMS en période Covid-19

Si vous désirez en savoir plus sur comment gérer la crise du Covid-19 dans les établissements sociaux et médico-sociaux, les articles suivants pourront sûrement vous intéresser :

Les experts Sham mettent également à votre disposition un résumé des informations officielles en établissement sociaux et socio-médicaux.

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Pour vous accompagner dans cette crise sanitaire sans précédent, nous vous proposons une Fiche Conseil recensant des actions/réflexes de communication pour répondre aux demandes des médias, des familles…

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Gestion des risques - actions et réflexes
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Etablissements sociaux et médico-sociaux : informations officielles

A l'occasion de cette crise sanitaire inédite qui impose des conditions encore jamais rencontrées par les services de la Fonction Publique Hospitalière aussi bien que par le personnel des établissements de santé sociaux et médico-sociaux ou les professionnels de santé et libéraux, les Experts Sham ont cherché à compiler les ouvrages et les documents recensant le plus de conseils et de directives utiles en cette période de crise sanitaire.

Retrouvez ci-dessous une veille de documents à l'usage des professionnels et des établissements de santé pendant la crise sanitaire du Covid-19 : 

Consignes de la Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCS)

  • Pour lutter contre la propagation du virus Covid-19, la DGCS met à votre disposition un ensemble de consignes actualisées sur les conduites à tenir dans votre secteur d’intervention - Accéder au site 

Les documents importants

  • 27 mars 2020 - Informations sur la conduite à tenir par les professionnels relatifs à la prise en charge du corps d’un patient décédé infecté par le virus SARS-CoV-2 - Télécharger le document - Depuis la parution de cette fiche de conduite à tenir le 27 mars dernier, un décret du 1er avril est venu imposer la mise en bière immédiate des corps des défunts infectés par le Covid-19 ou suspectés de l’être. Ce même décret interdit la toilette mortuaire. Ces mesures sont valables jusqu’au 30 avril 2020.
  • 27 mars 2020 - Foire aux questions - consignes applicables dans les ESSMS PA/PH – Télécharger le document
  • 30 mars 2020 - Stratégie de prise en charge des personnes âgées en établissements et à domicile dans le cadre de la gestion de l'épidémie Covid-19 - Télécharger le document
  • 30 mars 2020 - Renforcement des mesures de protection dans les EHPAD et les Unités de Soin Longue Durée - Télécharger le document
  • Afin de permettre le suivi des cas Covid-19 en temps réel au sein des établissements sociaux et médico-sociaux, un dispositif de signalement est mis en place à partir du portail de signalement des événements indésirables – Accéder au portail de signalement 
  • 15 avril 2020 - Foire aux questions - consignes applicables dans les ESSMS PA/PH sur le gestion des Ressources Humaines - Télécharger le document
  • 16 avril 2020 - Fiche "réponses rapides mesures et précautions essentielles pour le Masseur-Kinésithérapeute auprès des patients à domicile » également applicable aux EHPAD - Accéder au site 
  • 20 avril 2020 - Prise en charge des personnes âgées à domicile hors EHPAD dans le cadre de la gestion de l’épidémie de covid-19 - Télécharger le document
  • 20 avril 2020 - Protocole relatif aux consignes applicables sur le confinement dans les ESSMS et unités de soins de longue durée – Télécharger le document
  • 21 avril 2020 - Synthèse de la contribution de la HAS dans le champ social et médico-social - Télécharger le document
  • 24 avril 2020 - Feuille de route pour évaluer l’Impact de l’épidémie de COVID-19 dans les champs social et médico-social - Accéder au site
  • 01 octobre 2020 - Plan de lutte contre l’épidémie de COVID-19 dans les établissements médico-sociaux hébergeant des personnes à risque de forme grave de COVID-19 - Télécharger le document

Les textes officiels

En savoir plus sur les informations en ESMS en période Covid-19

Si vous désirez en savoir plus sur comment gérer la crise du Covid-19 dans les établissements sociaux et médico-sociaux, les articles suivants pourront sûrement vous intéresser :

Pour compléter l'information, les experts de la santé Sham mettent également à votre disposition un article concernant le Medical Team Training, nouvelle réponse liée à la gestion des risques humains, ainsi que les consignes pour les visites et mesures de protection dans les ESMS et USLD

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Retrouvez dans cet article des conseils et des directives communiqués par le Ministère de la Santé et les Pouvoirs Publics qui vous aideront en cette période.

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informations - établissement sociaux et médico-sociaux
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Afflux de patients et moyens de réanimation limités : quelles recommandations dans le cadre des décisions d’arbitrage ?

L’afflux de patients du fait de l’épidémie de COVID-19, confronté aux limites de capacités des moyens de réanimation et autres soins critiques, peut conduire les médecins en établissement de santé à opérer des arbitrages pour l’accès à ces prises en charges. A ce sujet, différentes contributions & recommandations ont été publiées depuis la mi-mars, à la lecture de ces documents, nous pouvons formuler les recommandations synthétiques qui suivent.

Etat des lieux des différentes contributions & recommandations publiées depuis la mi-mars :

Recommandations synthétiques

A la lecture de ces documents, nous pouvons formuler les recommandations synthétiques suivantes :

1. Mise en œuvre de toutes les organisations dérogatoires justifiées par la crise sanitaire pour éviter, autant que possible, les arbitrages dans l’accès aux soins.

Pour éviter autant que possible d’avoir à effectuer des arbitrages douloureux et préjudiciables aux patients, mettre en œuvre le plus en amont possible toutes les organisations dérogatoires à disposition des établissements de santé pour gérer l’afflux de patients dans les établissements hospitaliers : 

  • Déprogrammation des chirurgies sans risque de perte de chance (1),
  • Augmentation du nombre de lits de réanimation (2), 
  • Mise à disposition de personnels, 
  • Réaffectation de personnels sur des périmètres non habituels, 
  • Délocalisation de la chirurgie programmée vers des établissements de santé privés,
  • Transfert de patients inter-hospitaliers…

La mobilisation et la coordination optimale de l’ensemble des secteurs et acteurs du système de santé, hospitalier et ville, public et privé, sanitaire, médico-social et social peut permettre d’éviter la saturation des capacités d’hospitalisation.

Toutes ces conventions et organisations dérogatoires doivent être réfléchies et mises en œuvre sous la coordination de l’ARS.

(1) Voir en ce sens, SFAR, Préconisations pour l'adaptation de l'offre de soins en anesthésie-réanimation dans le contexte de pandémie de COVID-19, 10.06.21
(2) Voir en ce sens : 

2. Priorisation des patients après prise en compte des souhaits individuels & d’une évaluation de « l’utilité médicale » de la réanimation au cas par cas (évaluation évolutive)

En premier lieu, le plus en amont possible, s'informer de la volonté ou non du patient d’être réanimé (directement auprès de lui ou, en cas d'impossibilité, via ses directives anticipées ou sa personne de confiance).

En second lieu, évaluer "l'utilité médicale" de la réanimation. La décision doit être transparente & éclairée par des éléments objectifs potentiellement évolutifs

« Les ressources rares doivent être allouées sans discrimination, portant par exemple sur l’âge, le sexe, la nationalité, l’origine géographique, la position sociale, la situation économique ou l’existence d’un handicap : aucun de ces critères pris isolément ne saurait suffire à justifier une inégalité d’accès aux soins, même si l’âge comme l’existence d’un handicap sont nécessairement intégrés à une réflexion sur le pronostic.
La procédure d’allocation de ressources doit être juste, fondée sur des éléments objectifs, et transparente, afin d’éviter les décisions arbitraires. »

La priorisation des patients est un processus continu, dynamique et révisable. Elle doit donc être répétée tant au stade de l’initiation qu’au stade de la poursuite des traitements de réanimation. La priorisation doit être révisée chaque fois que nécessaire et au moins toutes les 48H.

Les recommandations professionnelles pluridisciplinaires opérationnelles (RPMO) en ligne sur le site de la SFAR proposent un logigramme d’aide à la décision d’orientation en soins critique tenant notamment compte du score de fragilité clinique : RPMO, pages 3 & 4.

En définitive, tout l’enjeu réside dans la délivrance du « juste soin », laquelle ne saurait se limiter à la mise en œuvre d’algorithmes simplistes ou de critères binaires.

3. Collégialité décisionnelle

Institutionnaliser et systématiser la collégialité lors des décisions d’arbitrage. Un médecin ne doit pas se trouver seul face à une décision d'arbitrage à laquelle il est forcément insuffisamment préparé. 

Doivent participer à la décision plusieurs médecins séniors, dont un médecin extérieur au service, si possible ayant une compétence gériatrique.

4. Comité ou Espace éthique

Instituer un espace éthique multidisciplinaire (philosophes, psychologues, sociologues, juristes, représentants des usagers...) destiné à soutenir & accompagner la réflexion des professionnels de santé confrontés aux arbitrages de prise en charge. Il peut s'agir du comité d'éthique existant ou, à défaut, d'une cellule spécifiquement mise en place dans le contexte COVID-19.

En cas de besoin, solliciter l'appui de l'ARS qui bénéficie de l’expérience des Espaces de Réflexion éthique régionaux (ERER)

Les avis rendus à l'occasion des réunions d'éthique sont purement consultatifs. Ils sont nécessairement distincts de la décision médicale.

5. Maintien de l’individualisation de la prise en charge et de la dignité des patients

Malgré le contexte d'urgence collective, maintenir l'individualisation du soin, du décès, du deuil et de la relation en général.

Pour les patients en fin de vie, proposer des soins palliatifs et tout faire pour garantir une forme d’accompagnement afin que les patients fragilisés puissent finir leur vie dignement (leurs proches ou des personnes volontaires / présence physique avec un strict respect des règles de sécurité ou visio...).

6. Information des patients & des familles

Réfléchir & anticiper l’information des patients et de leurs familles sur les éventuels non-engagement, limitations ou arrêts de traitements actifs (organisation et conseils définis en amont). Les professionnels de santé doivent y être préparés.

La décision médicale doit être expliquée. L'information doit se faire avec tact et mesure. La communication doit être claire, loyale et sincère.

7. Soutien psychologique des familles

Institutionnaliser une procédure d'accueil, de communication & d'accompagnement des familles. Proposer un soutien psychologique.

8. Traçabilité dans le dossier patient

Tracer scrupuleusement :

  • L’identité des professionnels ayant participé à la décision (collégialité décisionnelle)
  • La réflexion médicale ayant conduit à la décision d’arbitrage. Les éléments tracés seront, le cas échéant, communicables au patient ou à ses ayants-droits au même titre que les autres éléments du dossier médical.
  • L’information délivrée aux familles.

9. Prévention de l'épuisement des professionnels de santé

Mettre en place des mesures de prévention de l’épuisement des professionnels de santé (vigilance sur les horaires de travail, les pauses – ménager des temps de parole & d'échanges – soutien psychologique – accompagnement logistique pour faciliter le quotidien)

Plus d'informations sur le fonctionnement du monde de la santé en période Covid-19

Durant la pandémie de Covid-19, les conditions de travail ont été mises à rude épreuve dans le monde de la santé. Sham, partenaire des établissements de santé depuis près d'un siècle partage les articles suivants afin que les acteurs de la santé puissent opérer dans les meilleures conditions, avec toutes les informations possibles :

N'hésitez pas non plus à consulter notre article sur la reprise des interventions chirurgicales programmées : informations des patients et traçabilité.

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Afflux de patients et moyens de réanimation limités du fait de l’épidémie de COVID-19, découvrez dans cet article une synthèse des recommandations qui ont été publiées depuis la mi-mars.

Mis à jour le 16/12/2021

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Gestion des risques - afflux de patient
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COVID-19 : augmentation des menaces cyber

Ce qu'il faut savoir sur la menace cybercriminelle sur les établissements de santé

 

Cette crise apporte ainsi son lot d’opportunités d’attaques malveillantes aux criminels du phishing (hameçonnage) ou des rançongiciels. Plus largement, cette crise renforce les scénarios qui mettent à l’épreuve la résilience des infrastructures surchargées. Il est donc essentiel de redoubler d’attention pour ne pas tomber dans leur piège. 

Nous vous livrons notre analyse des derniers éléments survenus ou communiqués ces derniers jours.

Enfin, pour vous aider à déjouer ces pièges, vous retrouverez à la fin du document un renvoi vers les recommandations officielles et les conseils sur les bonnes pratiques à adopter.

Cybercriminalité

La menace cybercriminelle augmente, comme l’a rappelé plusieurs fois l’Agence Numérique de la Santé via sa Cellule ACSS (Accompagnement Cybersécurité des Structures de Santé), le coronavirus étant utilisé comme contexte pour réaliser des cyberattaques dans le but de répandre des virus ou d’infiltrer des réseaux ciblés (1) et (2) :

  • Par l’envoi de faux emails ou de faux messages émanant supposément d’organisations reconnues (par ex : OMS)
  • Par l’apport d’informations sur le virus pour attiser la curiosité du lecteur

Leur site fournit aux responsables SI des établissements une liste des domaines exploitant un terme relatif au Covid-19, afin de permettre de bloquer l’accès aux sites malveillants (3) qui les utiliseraient.

Quelques illustrations

Bien que quelques groupes criminels (4) ont montré, ces derniers jours, des signes conciliateurs en indiquant qu’ils fourniraient gratuitement aux établissements de santé la possibilité de déchiffrer leurs fichiers compromis (mais pas aux laboratoires pharmaceutiques), des sinistres sont néanmoins à déplorer dans le secteur de la santé, comme ce fut le cas le 13 mars à l’hôpital de Brno (5) (en République Tchèque), importante plateforme de test Covid-19.

Les risques liés au télétravail

Les mesures de lutte contre l’épidémie ont aussi modifié et aggravé l’exposition des pratiquants du télétravail aux cyber attaques. En effet, les nouveaux télétravailleurs ne sont plus, chez eux, protégés comme ils le seraient dans les murs de l’établissement, mais ils s’exposent aux menaces des réseaux publics ou de particuliers. De plus, n’étant pas habitués au télétravail, ils peuvent avoir des pratiques à risque de consultation de messages malveillants ou simplement de sites légitimes compromis. Par ailleurs, des canaux nouveaux et peu protégés peuvent avoir été déployés dans des établissements moins bien équipés afin de permettre des connexions distantes de personnel ou de prestataires. C'est également pour cela que la téléconsultation a été une mesure encouragée pendant la crise sanitaire.


Le site officiel cybermalveillance.gouv.fr (6) publie des recommandations renouvelées de sécurité pour le télétravail qui peuvent être rappelées à vos collaborateurs, mais aussi à vos équipes.

Résilience

La crise accentue également la dépendance des différentes organisations à leurs infrastructures télécoms, collaboratives et applicatives. Leurs activités critiques telles que la réanimation et les soins intensifs dépendent de façon critique des personnels mais aussi des équipements, qui peuvent être connectés. Si un acte malveillant venait à bloquer les systèmes d’assistance respiratoire ou de monitoring des patients, les conséquences pourraient être désastreuses.


Au-delà des mesures à suivre dues au coronavirus, des mesures de sécurité logique de ces équipements, les Plans de Continuité d’Activité et les Plans de Secours Informatique doivent être revus et testés régulièrement, et ces derniers tenus prêts à être déclenchés au moment opportun. Bien que le scénario de pandémie que nous vivons ne soit pas forcément traité dans ces plans, les éléments de continuité pour permettre la relocalisation ou le télétravail sont souvent réutilisables : il est important qu’ils prennent en compte la sensibilisation des utilisateurs, et la sécurisation de leur accès réseau et applicatif, malgré un environnement réseau non contrôlé (au domicile).


L’ANS rappelle l’importance de la préparation et de la protection des SI Essentiels et met à disposition les guides parus en 2019 (7).

Les experts Sham ont également publié un article résumant les points les plus essentiels concernant le coronavirus, la télémédecine et la sécurité.

 

Les Experts Sham viennent de délivrer le premier Livre Blanc sur le risque Cyber et ses enjeux pour et dans les établissements de santé. N'hésitez pas télécharger le Livre Blanc Risques Cyber et en apprendre plus sur les enjeux de la cybersécurité, la numérisation, la gouvernance et les bonnes pratiques, notamment en temps de crise Covid-19.

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Risque Cyber
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La crise que nous vivons avec l’épidémie du Covid-19 entraine une évolution des risques cyber, et une tentation grandissante des cybercriminels de tirer profit d’une baisse de vigilance, d’une augmentation de l’usage du numérique lié au confinement et du manque de réflexes de personnes peu habituées à télétravailler.

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Coronavirus, télémédecine et sécurité
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